EDITIONS 3
- « D'ordinaire » - Automne 2011Lorsque l'on identifie les caractères qui font d'une création un objet singulier et que l'on étudie les différents procédés qui construisent la singularité, il est également primordial de poser la question de l'ordinaire. Au-delà d'une simple opposition au singulier, il faut réfléchir aux caractères de l'ordinaire en questionnant ses modes de production. On peut en distinguer deux formes : le choix de l'ordinaire et la transformation en ordinaire. L'ordinaire produit est un objet partagé qui implique un choix : créer un nouvel ordinaire ou pérenniser un ordinaire existant. Ce choix va déterminer son intégration et son acceptation dans un ordinaire communautaire. Il va également justifier, par ces caractères, de sa légitimité à exister et à persister comme un tout cohérent et continu. La transformation en ordinaire, quant à elle, concerne le singulier et sa capacité à être perçu comme ordinaire. Cette intégration s'applique à toutes sortes d'objets : exceptionnels, différents, élitistes, accidentels. Elle agit par l'intermédiaire du temps, de l'habitude ou de la lassitude, faisant oublier ce qu'ils ont été.
Emeric Sallon,
Cinéma, numérique et utopie de l’ordinaire.
Marc Bertier,
Savoirs de l’ordinaire.
Gabriel Coin - Marc Valeanu,
Etre un espion.
Emilie Guigueno - William Parlon,
Critique.
Exercice
Lecture ordinaire : la Villa Rotonda.
Cinéma, numérique et utopie de l’ordinaire.
Marc Bertier,
Savoirs de l’ordinaire.
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Etre un espion.
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Exercice
Lecture ordinaire : la Villa Rotonda.