Prochaines publications.
EDITIONS 4
« Education »
Printemps 2012
Date limite : 1 février 2012
« Education »
La construction d’une pensée résulte indiscutablement de procédés multiples d’émancipation. Des procédés qui permettent le travail de formation intellectuelle et auquel participe de façon déterminante l’éducation. Au-delà de l’idée qui prévoie le développement des qualités intellectuelles et morales, il faut comprendre quels sont les intérêts servis par une éducation toujours définie par des politiques et des programmes destinés à diriger le développement des pensées. Les politiques éducatives étendent l’idéologie du pouvoir en élisant les cadres institutionnalisés au rang de références. Les écoles apparaissent alors comme les plateformes stratégiques pour la promotion de ces cadres qui orientent la production intellectuelle. Elles assistent une politique de traitement des savoirs entièrement intégrée au cycle du capitalisme cognitif qui participe à la formation des travailleurs intellectuels. Ainsi, l’éducation bien loin d’être neutre, participe activement au débat d'idées et à la production des formes institutionnelles de la vie contemporaines : culturelles, philosophiques et politiques, et de façon dialectiques à leurs formes antagonistes. Il s’agit, d’étudier aussi, en prise d’autonomie avec les écoles institutionnelles, la formation d’écoles dites « de pensée », comme la tendenza dans les années soixante, qui se construisent par affinités intellectuelles autour de groupes dans le but de promouvoir une pensée critique ou tout simplement de proposer une alternative au modèle. Il est important de comprendre que même pour ces écoles de pensée qui donnent une définition autoformative à l’éducation, et autonome à l’indexation des savoirs, l’enjeux reste la promotion des idées. Promotion dont les revues constituent un exemple particulièrement parlant pour assoir les discours, peser sur le débat d’idées, et réinvestir le territoire institutionnel.